Le mot du Président

Un des grands défis de l’Afrique est la lutte contre la pauvreté.

L’objectif 1 des Objectifs de développement durable (ODD). : Pas de pauvreté !

« La croissance économique doit être partagée pour créer des emplois durables et promouvoir l’égalité » est notre priorité !

Mais Le bien-être des humains ne se résume pas au niveau de revenus et à l’économie : il prend en compte des facteurs sociaux, culturels, éducatifs et de santé.

Si on s’appuie sur certains articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, le développement humain est le reflet de la qualité de vie des hommes au sein de la société dans laquelle ils évoluent : il inclut la notion de « bien-être ».

LE BIEN-ETRE, voilà le terme global dans lequel CULTUDE s’inscrit. Ce qui explique l’éventail large de nos sous-axes.

Mais comment penser aux bien-être alors que l’urgence est là !!!

L’Urgence : pendant — et après — la pandémie, à mesure que se profilent une crise sanitaire et une crise économique et sociale dévastatrice dans les mois et les années à venir. Selon le PNUD, les pertes de revenus devraient dépasser les 220 milliards de dollars dans les pays en développement, alors que l’on estime que 55 % de la population mondiale n’a pas accès à la protection sociale. Ces pertes auront une incidence sur toutes les sociétés, et des répercussions se feront sentir sur l’éducation, les droits de l’homme et, dans les cas les plus graves, sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle de base.

La réduction de cette urgence exige donc des actions volontaristes à plusieurs niveaux.

Ainsi CULTUDE est l’une d’elles !!!

La mission de CULTUDE est résumée par quelques mots simples : autonomie, amélioration des conditions de vie et résilience !

Tout ceci sur une méthode efficace : explorer, mobiliser, créer, incuber, autonomiser et pérenniser des organisations de droits locales, dirigés par une équipe 100% locale.

Nous organisons notre travail autour de trois axes :

LA CULTURE

Parce que La culture 4e pilier du développement durable est doté de la capacité d’innovation, et celle de créer des passerelles avec les trois autres piliers du développement durable (le social, l’environnement et l’économie), parce qu’elle est complémentaire et qu’elle entretient une relation étroite et spécifique avec chacune d’entre eux.

LE SPORT

Parce que le sport est fédérateur et favorise le développement humain. De ce qu’Il contribue au bien-être, à la cohésion sociale, au bonheur, à la santé, à l’éducation, l’inclusion, la paix, au développement des compétences de vie qui peuvent jouer un rôle important dans la résilience et l’autonomisation des jeunes et même des femmes dans les pays en développement. et ainsi contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD).

LE DEVELOPPEMENT LOCAL DURABLE

Parce que tout développement durable globale (internationale /national) commence par le local. Nous croyons qu’il faut penser global et agir local. Ici nous travaillons sur les trois autres piliers du développement durable (le social, l’environnement et l’économie) mais de manière locale afin de faire des individus forts pouvant par la suite se tenir sur la scène internationale pour agir.

Je me réjouis de prendre la présidence de CULTUDE ce 15 août 2021, pour porter la tête de cette belle œuvre.

À ce moment exactement nous agissons déjà au Cameroun dans la ville d’Edéa. Nous avons démarré avec l’éducation et la médiation culturelle. Un centre social et culturel a vu le jour par l’aide spéciale du FORIM et de l’AFD depuis la fin de l’année 2020.

Ce centre social accompagne les élèves à la préparation de leurs examens, il y a une bibliothèque de proximité généraliste, met en place des actions d’inclusion numérique, d’alphabétisation et d’accès à la culture.

À l’horizon 3 ans (d’ici fin 2023), nous pensons :

  • développer le centre social et culturel en y joignant un axe socio sportif et augmenter le nombre d’élèves accompagnés à la réussite scolaire, créer un axe social fort pour l’insertion , travailler à l’inclusion du genre et de le handicap, et autres.
  • Créer un incubateur (Entreprenariis) dans la ville de Douala pour accompagner les jeunes et les femmes à s’autonomiser socio économiquement.
  • Mettre en place une maison des associations pour accompagner la professionnalisation des acteurs de la société civile (MOSC).
  • Et en France un tiers lieu devra être mis en place pour l’éducation à la citoyenneté et solidarité internationale.
  • Un évènement sur l’entreprenariat social au Cameroun d’ici la fin de ces trois (3) ans.

À plus long terme nous allons dupliquer ce travail vers d’autres villes rurales du Cameroun et d’Afrique.

Nous comptons sur toute forme de ressources pour nous accompagner dans ce travail car la moisson est grande et peu d’ouvriers.

Jacques S.B. BITJOKA